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#DIEU CREATEUR : #Evolutionnisme – #Créationnisme ?

#PIERRE-CHARLES AUBRIT SAINT POL

DIEU CREATEUR

INTRODUCTION (Vous pouvez nous demander la version pdf, elle vous sera adressée gratuitement.)

L’opposition entre évolutionnistes et créationnistes reste-t-elle scientifiquement et philosophiquement fondée ?

La question semble désuète, car l’évolutionnisme est apriori acquis par tous les citoyens du monde. On nous l’impose comme une donnée scientifique allant de soi. Mais elle est remise en cause, définitivement rejetée par les divers milieux scientifiques. Alors à qui sert-elle ?

Elle ponctionne des budgets colossaux qui pourraient être employés à d’autres fins, mais on s’obstine à rechercher un maillon qui ne se trouvera pas, car la science génétique l’a démontré. Cette théorie est l’un des substrats intellectuels qui collaborent aux idéologies qui s’élèvent contre la #Révélation chrétienne, elle est dévastatrice pour nos sociétés et nos cultures. N’est-elle pas complice des régimes autoritaires qui portent atteinte à la dignité de l’homme et, aujourd’hui, ne favorise-t-elle pas la marchandisation du corps humain ?

La #métaphysique a d’abord été rejetée par Occam et tous ceux qui soutenaient les universaux contre la scolastique thomiste et qui favorisèrent le schisme de la #Réforme-protestante ; puis vint René Descartes qui sépara définitivement la philosophie de la révélation et, par cette décision transgressive, rejeta définitivement la métaphysique. Le cartésianisme qui en découla enferma la logique et l’analyse dans le système binaire, ce qui eut pour effet de réduire la vérité en un sujet relatif, lui déniant toute autorité.  Il est quasi impossible de sortir de ce piège infernal sauf à réintégrer la Révélation chrétienne ; mais les tenants du pouvoir culturel veillent à éviter le retour de la métaphysique, c’est ainsi que d’éminents philosophes comme #René Girard, Giorgio #Agamben et autres savants chrétiens sont marginalisés voir interdits des médias quand ils ne sont pas interdits d’enseignements et de publication. O bienheureuse démocratie !  

Nous sommes toujours enfermés dans un système de pensée matérialiste ou au mieux gnostique[1], les deux font chorus contre la culture chrétienne. Ils continuent de s’opposer au retour de la scolastique qui certes a ses insuffisances, mais ses bases restent l’appui le plus solide pour une authentique démarche intellectuelle qui est résolument au service de la vérité.

Il existe une méthode qui permet de sortir du binaire : la #quadralité. Il y a plusieurs écoles, je propose celle-ci :

  1. Le créé ;
  2. Le révélé ;
  3. L’inconnaissable du créé et de Dieu ;
  4. L’assomption ou cause finale.

Il suffit de se mettre du côté de Dieu tout en regardant l’homme et la création. Cette méthode devrait intégrer notre matériel de résistant spirituel, intellectuel. En nous délivrant du cartésianisme, nous évitons les écueils idéologiques.

Revenir sur le sujet de la création est une nécessité qui, en tenant compte des découvertes scientifiques, nous permet de démonter l’erreur de cette théorie et nous en délivrer.   

Nous démontrerons que toute la création visible est le fruit d’une intention ordonnée. La théorie du hasard et de la nécessité est infondée scientifiquement et philosophiquement.

Ces questions qui taraudent l’homme :

  • Quelle est la cause de la création ?
  • Quelle est la cause de la vie ?
  • Quel est le sens de tout ceci ?

Ce questionnement s’impose à nous par nos sens par lesquels nous prenons conscience de notre personne, c’est-à-dire de notre identité. Il appartient à la philosophie et à la théologie d’y répondre. Mais s’il revient à la science d’en expliquer le comment, il ne lui appartient pas de se faire l’alliée de tel ou tel autre courant idéologique ni même religieux. La crédibilité des sciences est menacée parce qu’elles ne restent pas à leur place et se commettent avec des choix idéologiques et politiques qui sont hors de sa mission qui est de comprendre et d’expliquer la création.

A l’instant où l’homme prend conscience de son existence, de son être ces questions l’assaillent jusqu’au terme de sa vie, car elles sont ontologiques. Elles font partie de ce que nous sommes. Il n’y a qu’un court moment où le petit d’homme ne se pose pas la question de la raison ni du comment de son existence, c’est lorsqu’il contemple son Créateur. Il voit le Père éternel dans sa Procession de Lumière[2] à l’instant où l’âme est créée dès le premier génome. Cette contemplation-adoration est la toute première Action de Grâce de l’homme, elle se fait à la fine pointe de l’âme, car le cerveau n’est pas encore constitué. L’âme reçoit à sa création trois Puissances, mais l’hérédité des effets du péché originel crée un oubli que tout homme et femme peut retrouver par la pratique de l’oraison.

#LA MATIERE : SA CREATION

  1. Historique :

Dès l’antiquité on s’interroge sur l’origine de la création et sur son comment[3] ainsi que sur l’origine de la diversité du vivant[4].Mais il faudra attendre le XVIIIème s. pour que s’ouvre une dispute scientifique et philosophique.

  1. #Les philosophes des #Lumières :

C’est au XVIIIème s. que les bases de la théorie de l’évolution des espèces sont posées. Une théorie qui se construit sur un substrat idéologique mis en place par les philosophes des Lumières. Cette théorie atteindra les recherches en physique ; on rejettera l’idée qu’un Dieu  puisse être la Cause de la création matérielle ; il ne peut y avoir une intelligence supérieure à l’homme.

Le discours des Lumières généra une approche réductrice de l’homme faisant de lui un être de moins en moins connu puisqu’il sera de plus en plus compartimenté en fonction des spécialités scientifiques, sociologiques, économiques que renforce aujourd’hui le néo-libéralisme. Le citoyen, éventuellement l’homme, est devenu un consommateur et devient un consommable. Les inversions anthropologiques et morales, les transgressions culturelles, scientifiques participent à cette hyper-réduction du sujet et va au-delà de l’utilitaire indifférencier pour atteindre le consommable-humain et demain humanoïde. Cet ensemble de facteurs sociétaux favorisent l’émergence d’une structure carcérale de la société, nous sommes enfermés dans un environnement culturel d’asservissement avec le sentiment d’un exil intérieur que produit la perte d’identité, celle de la mère patrie, les racines de la terre.

Les bases communes aux idéologies reposent sur la Renaissance qui annonça la rupture avec la Révélation en proclamant que « l’homme n’a pas besoin de Dieu pour se réaliser ».

  • Fondements scientifiques de la théorie de l’évolution à partir du XVIIIème s. :
  1. C’est le comte de #Buffon, naturaliste et Georges #Cuviers paléontologue qui ouvrirent la controverse.
  • Buffon établit le principe de l’évolution en partant d’une observation : Le micro-organisme tend naturellement vers le macro-organisme. Il se trompait. Il a été démontré que le macro-organisme peut produire un micro-organisme.
  • Cuviers[5], luthérien, proposa une synthèse entre les découvertes en paléontologie et la Bible « le catastrophisme » sans pour autant rejeter le fixisme. Il adhère à la création divine tout en s’opposant au transformisme génétique substantiel. Il suggéra une évolution qui serait la conséquence des bouleversements cosmiques, naturels, c’est-à-dire liée au chamboulement de l’environnement (il s’agit ici d’une intuition qu’il ne pouvait développer par manque d’informations scientifiques qui seront découvertes plus tard). Il a l’intuition d’une disposition à tout vivant de s’adapter à son milieu. On peut le considérer comme le précurseur de l’évolution adaptative environnementale chez le vivant.
  • Deux figures s’imposent dans la proposition de l’évolutionnisme au XIXème.s : Jean-Baptiste #Lamarck et Charles #Darwin.
  • La création de la matière :

Selon saint Thomas d’Aquin – Q.n°2 art.2 rep. 1er voie :

« La première et la plus manifeste est celle qui se prend du mouvement. Il est évident, nos sens nous l’attestent, que dans ce monde certaines choses se meuvent. Or, tout ce qui se meut est mû par un autre. En effet, rien ne se meut qu’autant qu’il est en puissance par rapport au terme de son mouvement, tandis qu’au contraire, ce qui se meut le fait pour autant qu’il est en acte. […] donc il est nécessaire de parvenir à un moteur premier qui ne soit lui-même mû par aucun autre, et un tel être, tout le monde comprend que c’est Dieu. »

  • Le big-bang[6]ne peut être rejeté, ce sont les milieux fondamentalistes, ultras qui le rejettent. Il n’est toutefois pas le début de la création, mais le fruit d’une information donnée à l’hydrogène lors de sa création. En effet, il est universellement admis que : Ce qui existe, ne peut exister sans cause.

Le #big-bang était un évènement physique nécessaire à l’organisation de la matière. L’atome d’hydrogène originel, matière du big-bang, a subi un refroidissement : En même temps que la pression qui s’exerçait sur lui montait, s’élevait sa chaleur interieure.

Il fallait un évènement physique très puissant en énergie pour amener la matière volatile[7] (gaz d’hydrogène) à s’organiser par un processus de refroidissement. Le big-bang n’est donc pas dû au hasard. S’il y a bien eu une explosion atomique originelle d’une puissance inouïe produite par un atome, c’est qu’il y a eu une information originelle, car sans cette information originelle il eut été peu probable que la matière s’organisât et qu’un atome fût par lui-même capable de s’auto-oppresser. (Ayons pitié des ânes mes frères.)

  • L’hydrogène n’a pu, même à l’état gazeux, se constituer par lui-même, car ce qui n’est pas ne peut être. Une chose ne peut être que par une volonté qui la crée. Une volonté qui existe sans cause et préexiste à tout ce qui existe en dehors d’elle et dont elle est la cause, c’est-à-dire Dieu. L’hydrogène a reçu une information dès sa création l’a mis en situation de s’organiser et, pour y parvenir il a fallu qu’il se refroidisse d’où la constitution d’un atome d’hydrogène extrêmement concentré d’énergie, car l’atome est une organisation de la matière ce qui demande une information préalable. Le nuage d’hydrogène originel est sans doute le tohu-bohu cité dans le récit du livre de la Genèse, il est « tohu » parce qu’inorganisé mais, « bohu » parce qu’il reçoit l’information en vue de son organisation ce qui confirme qu’en physique ce qui est ne peut être sans cause et que toute cause a son ou ses effets.

« Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. 2 La terre était informe et vide; les ténèbres couvraient l’abîme, et l’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. » (Gen. 1,1-2)

Les Saintes Ecritures ne sont pas un recueil scientifique et, sa rédaction a été faite dans une humanité blessée par le péché originel, elle a subi un environnement culturel. Il serait enfantin de considérer que la terre fut créée au premier jour, ici le mot terre indique la matière inorganisée ce que d’autres traductions nomment le tohu-bohu. Le récit de la création indique que celle-ci a une cause initiale, Dieu Créateur, car elle est voulue pour une Fin Ordonnée : Sa glorification et l’assomption de l’humanité avec le retour du Fils de l’Homme sur le Nuée. 

  • Tout ce qui existe, tout ce qui est, a une cause :
  • Tout ce qui est ne peut être sans cause.
  1. L’hydrogène qui est à l’origine de la matière s’est-il auto-suscité ?

De quelle matière se serait-il suscité ? Car il est impossible que l’inexistant puisse exister sans cause extérieure.

R : Il est impossible que l’hydrogène puisse s’être auto-suscité puisque tout ce qui est a une cause qui lui est extérieure.

La cause de l’hydrogène ne peut être due à la matière, car celle-ci n’existait pas avant que l’hydrogène ne soit sachant que ce gaz est la première manifestation de la matière à l’état volatile.

  • La matière a-t-elle conscience de son existence ?

R : Si la matière ne peut s’auto-susciter, si elle n’a aucun choix, c’est qu’elle n’a aucune conscience de son existence, car la conscience de son existence suppose l’intelligence, une qualité qui n’est pas attribuable à la matière.

  • La matière a-t-elle une volonté ?

R : La matière ne peut avoir de volonté, car cela supposerait une intelligence et la capacité du choix donc la conscience de son existence. Seul l’homme est conscient de son existence et a la capacité du choix.

  • La matière a-t-elle un désir ?

R : Le désir induit un besoin dû à la nécessité ou pour la seule satisfaction des sens, des appétences, mais seul l’homme éprouve du désir, la matière, n’étant pas un vivant, ne peut désirer.

Elle subit des lois dites de contrainte, elle est soumise. Exp : Un tremblement de terre survient, il est une cause première avec une série de causes secondaires qui vont agir sur l’environnement. Mais ces réactions sont une conjonction de lois physiques qui agissent sur la matière et l’amène à d’autres réactions, tout cela n’est possible que parce qu’il y a eu une information originelle donnée à la création de l’hydrogène.

Dans l’antiquité et la Renaissance, par manque de connaissance, il est arrivé que certains aient parlé de désir de la matière pour indiquer les effets sur elle de lois qui se succèdent jusqu’à ce qu’elle trouve une stabilité ; il s’agit d’un langage imagé pour décrire des phénomènes observés qui ne pouvaient encore s’expliquer dans un langage rationnel, scientifique[8].

  • La matière ne peut exister sans qu’une intelligence l’ait voulue. Il est impossible que l’hydrogène ait pu se susciter ni s’auto-ordonner ni apparaître par accident et hasard. Il y a toujours une cause à l’existant ainsi qu’à l’être. Selon les physiciens, l’hydrogène est l’élément premier à partir duquel la matière s’est organisée[9]. Il apparaît qu’avant l’existence de l’hydrogène rien n’existait dans l’ordre de la matière, il y a donc une cause à l’existence de l’hydrogène qui n’est pas la matière ; cette Cause est intelligente et non physique.
  • Comment l’atome d’hydrogène aurait-il pu se compresser au point d’exploser – le big-bang – et produire l’univers avec l’immense richesse qu’est sa diversité d’éléments et de corps sans une information initiale ?
  • Quelle est la cause intelligente qui a créé l’hydrogène et qui l’a informé afin de donner l’univers que nous connaissons ?

R : Il ne peut s’agir de la matière elle-même ; nous savons qu’elle n’est pas intelligente et qu’elle ne peut se susciter, il y a donc bien une cause à sa création et à l’information qu’elle a reçue qui lui est extérieure, étrangère à sa nature qui la soumet.

  • Une cause intelligente a décidé de l’existence de la création :

Selon #Saint Thomas d’Aquin– Q.n°2art.2 rep. 2ème voie :

« La seconde voie part de la notion de cause efficiente. Nous constatons, à observer les choses sensibles, qu’il y a un ordre entre les causes efficientes ; mais ce qui ne se trouve pas et qui n’est pas et qui n’est pas possible, c’est qu’une chose soit la cause efficiente d’elle-même, chose impossible. Or, il n’est pas possible non plus qu’on remonte à l’infini dans les causes efficientes ; car, parmi toutes les causes efficientes ordonnées entre elles, la première cause des intermédiaires et les intermédiaires sont causes du dernier terme, que ces intermédiaires soient nombreux ou qu’il n’en ait qu’un seul. […] Il faut donc nécessairement affirmer qu’il existe une cause efficiente première, que tous appellent Dieu. »

  1. Nous prenons pour vérité que la création n’est pas le fruit du hasard et, qu’il y a bien une Cause qui l’a voulue. Cette Cause est intelligente, elle se trouve en dehors de notre espace et de notre temps et, elle est obligatoirement sans cause d’où le Mon DIEU.

Si on ignore une Cause Initiale comment expliquer les harmonies universelles, les équilibres de la création ?

La création a une intention finale, une Cause Finale, sans cette intention elle ne peut être, elle ne peut exister. Exp : Quelle serait la raison d’extraire un bloc de marbre si, au paravent, on n’a pas déterminé sa finalité ?

Il en est de même pour la création, celui qui décida de la créer, le fit dans une Intention Ordonnée qui est sa finalité.

Si tout ce qui existe a une Cause Initiale, c’est qu’elle est précédée d’une intention qui projette la Cause Finale.

C’est la Cause finale qui conditionne l’existence de la création et non seulement la Cause Initiale qui est l’Acte. Tout existant a une fin en lui-même ou, comme on le dit populairement, il a une utilité qui donne sens à son existence et vers lequel l’objet est tendu par l’intention de celui qui le crée.

  • Dieu le Père, Cause Initiale, Dieu le Fils ou le Verbe et Logos Cause Finale :
  1. Le chrétien affirme que la Cause Initiale[10] de la création est Dieu dans son unité trinitaire, l’Un. C’est Dieu le Père qui pense la création, c’est Lui et Lui seul qui pose l’Acte puisque la Pensée est Acte. C’est Dieu le Fils, le Verbe, le Logos qui dit dans l’Esprit Saint et dans l’intention de son Père des Cieux, la Pensée-Acte de Dieu le Père dont la Paternité est Incréée. C’est-à-dire que Dieu Trine au sein de la communion des trois Personnes de la Très Sainte Trinité – spiration –, au sein de son Conseil divin, décide de l’existence de la création qui est ordonnée au Fils de l’Homme, le Verbe Incarné. La création n’a de raison d’exister que parce qu’elle est ordonnée à recevoir le vivant, car le Verbe ne peut s’incarner que dans la nature de celui qui Lui ressemble, qui est à son image. Le seul Vivant est Dieu, car il faut avoir la vie en soi pour la communiquer.
  • En quoi le créationnisme est une erreur ? Dieu a-t-il créé chaque élément de la création ?
  1. Le créationnisme propose que Dieu soit intervenu à chaque étape de la création pour la matière comme pour le vivant.

R : Dieu informe la matière qui est volatile parce qu’elle a très haute température. L’hydrogène reçoit l’information, il refroidit et se met en mouvement selon les lois qui sont fixées en lui, c’est matière primordiale. La terre est créée ainsi que l’univers après un processus qui obéit à l’information que sont les lois qui régissent la matière. Lois de création.

  • Dieu est-Il directement le Créateur de la rivière ?

R : Non, Il n’intervient pas personnellement pour creuser la rivière, car les Lois de création qui sont la substance intellectuelle que la matière primordiale a reçues dès son origine œuvrent par déploiement de causes secondes. Ce sont les mouvements de la terre qui forment les rivières.

La particule de matière, l’atome d’hydrogène, en se formant et en explosant indique que c’est l’hydrogène à l’état volatile – gaz – qui reçut l’information initiale que Dieu lui donna. Dieu est à l’origine de l’hydrogène. Il n’est pas directement le Créateur de tel et tel élément qui constitue l’ensemble de la création, Il est intervenu qu’une fois pour créer l’hydrogène et l’informer jusqu’à la venue du premier vivant. Les étapes, de l’origine à la venue de l’ordre végétal, se franchissent sans l’intervention spécifique de Dieu.

L’énumération des jours dans le récit de la création du Livre de la Genèse ne sont là que pour signifier qu’elle est le résultat d’une intention ordonnée par une intelligence qui est Dieu. Il ne faut pas y trouver un exposé scientifique. Mais le chiffre 7 est une plénitude, un achèvement qui s’accomplira dans la Gloire de Dieu. C’est la symbolique du Jour du Seigneur et c’est peut-être également le chiffre génétique de tout le créé[11]. C’est tout le sens du dimanche qui peut être abordé comme le premier jour de la semaine, mais aussi le septième dans lequel tout s’accomplit, c’est alors la mise en mouvement de l’eschatologie, 7.

  • Le débat, opposant les évolutionnistes, les créationnistes, tient au fait que ces deux courants idéologiques sont du côté de l’homme alors qu’il conviendrait d’être du côté de Dieu, de son intention et de la Cause Finale qui est le Fils de l’Homme venant sur la nuée et de l’assomption de l’humanité ainsi que de la glorification de toute la création, en ayant présent à l’esprit qu’il y a l’incontournable inconnaissable de la création comme de Dieu.

Il faut sortir de la logique binaire et, pour y parvenir, il suffit de s’appuyer sur le principe de quadralité :

  1. Le créé ou réel, ce qui tombe sous l’autorité de nos sens.
  • La Révélation ou induction, ce que l’on reçoit de vérité que Dieu nous révèle de Lui et de son Acte de Création.
  • L’inconnaissable du créé et de Dieu, c’est l’incapacité dans laquelle nous sommes de tout saisir du créé et de Dieu.
  • L’assomption de l’humanité et la glorification de la création, la Cause Finale[12].

« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement en Dieu. Tout par lui a été fait, et sans lui n’a été fait rien de ce qui existe. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes, et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue. » (Pro. Jn 1- 1-5)

  • Le temps :
  • La perception du temps va de pair avec celle de l’espace, tous les deux sont les causes secondes de la matière qui, quelle que soit sa nature, sa composition, possède un volume ce qui induit un espace donc une distance d’où le temps[13].

Quelle soit microscopique ou macroscopique la matière a un volume ce qui induit une hauteur, une largeur, une profondeur et une surface. C’est un ensemble géométrique qui produit un espace-temps. Dès l’instant où Dieu crée, il y a l’espace et le temps, sinon Dieu ne serait pas un Présent éternel.

Dieu ne crée qu’à l’extérieur de Lui-même.

A l’instant de la première molécule ou atome de gaz d’hydrogène, l’espace et le temps sont. Ce qui pose la question de savoir si l’univers que nous connaissons ou croyons connaître est clos ?

Est-il contenu en même temps qu’il soit un contenant ? Car il semble bien que si nous circulons dans l’univers c’est que celui-ci est contenu, enfermé quand bien même cet univers soit en expansion.

  1. Le concept d’infini porte sur un objet qui est hors du temps et de l’espace[14].

Nous vivons, nous évoluons dans un espace clos. C’est un enclos, un contenant contenu, un espace mesurable, quantifiable.

Est-il philosophiquement possible d’accorder au créé le concept d’infini dans un espace que nous mesurons en années-lumière, car le créé est un corps fini ?

R : L’infini ne s’accorde qu’à un sujet qui est en dehors du temps et de l’espace, un objet qui ne se quantifie pas. Il s’agit donc de Dieu qui est un pur esprit, immatériel, non-physique, d’une nature totalement spirituelle.

Il est impossible au fini de créer l’infini. Comment le pourrait-il ? Puisqu’il se trouve être un objet quantifiable.

Il n’y a pas de distance dans l’infini, pas plus qu’il y ait de possession, on n’y possède pas. Dieu est infini, il ne se mesure pas. L’éternel présent ne se mesure pas.

Dans notre univers tout est mesurable y compris l’univers et, ce qui est mesurable se possède et possède celui qui le possède. Or, l’infini contient le fini, car ce qui se mesure est inférieur et inféodé à ce qui lui supérieur, l’infini est supérieur au fini.

Ce qui est mesure est tout à la fois une possession à soi autant qu’en est possédé son propriétaire. Seuls les êtres et les objets finis se mesurent, ils se possèdent entre eux : L’objet est possédé et possède celui qui le détient. Mais celui qui est l’Infini possède tout, car il contient tout et en même temps ne possède pas puisqu’Il est en permanence le don de ce qu’Il est et possède. Si l’Infini contient le fini, c’est parce que son don de Lui-même est permanent, constant. Dieu ne cesse de penser la création.

L’infini est un Présent éternel. L’Eternel Présent n’a pas de temps ni de mesure, Il EST. C’est le EST, le « JE SUIS CELUI QUI EST ».

  • Dès l’instant de la première molécule de gaz d’hydrogène, le temps et l’espace sont. Ce n’est pas Dieu qui crée directement le temps et l’espace, c’est la matière qui, à l’instant de sa création, les génère.

La matière, la création visible, a une finitude : Soit elle subit un changement de structure – elle meurt et se transforme – concept physique ; soit elle sera glorifiée – concept spirituel puisque l’Incarnation du Verbe permet au Fils de l’Homme de revenir glorifier toute la création dans une Action de Grâce totale et définitive envers son Père des Cieux et ce dont témoigne sa Résurrection et que confirme son entrée dans le Cénacle alors que les portes et fenêtres étaient closes. Sa finitude pour nous chrétiens est de changer d’état pour rentrer dans l’infini qui est la Gloire de Dieu, car il n’y a pas de création sans cause finale. L’abolition de l’espace et du temps sera la conséquence de l’abolition de la matière en l’état pour connaître une transfiguration et glorification, mais en attendant cette transformation, on ne peut pas aujourd’hui lui conjoindre le concept d’infini qui est un concept et un langage mathématique.

La création a une Cause Finale, elle ne saurait exister sans elle, c’est aussi une des raisons qui nous empêche de la qualifier d’infinie puisqu’elle ne rejoindra l’infini à savoir la Gloire de Dieu qu’après le retour du Fils d’Homme venant sur la nuée, sa Cause Finale.

  • Est-il fondé d’opposer espace et temps ?

Le Verbe ne s’est-Il pas fait chair ?

L’Incarnation du Fils de Dieu en l’humanité de Jésus ne s’est-elle pas déroulée dans notre espace et dans notre temps ?

Le Verbe se faisant chair assume l’espace et le temps puisqu’il assume la matière de notre corps physique et donc de ce fait toute la création et, ce que confirme le sacrement de l’Eucharistie.

Certes, le temps est la mesure de notre salut puisque sorti de l’univers matériel notre ultime décision sera d’accepter ou de rejeter le salut, mais faut-il pour autant l’opposer à l’espace ? Il est étrange d’opposer les deux alors qu’ils découlent d’une unique cause première : la matière. Que l’on mette l’accent sur l’espace ou sur le temps, cette proposition relève d’avantage d’option idéologique que de l’autorité objective de la vérité. Nous sommes en présence d’une option matérialiste.

  • Il existe un courant de pensée dans l’Eglise dont fait partie le Père Patrick de Vergeron qui prétend que le Logos, le Verbe de Dieu, aurait été contenu en Lui-même la particule de matière primordiale. Cette proposition n’est pas recevable, elle est certes charmante, poétique, mais irrecevable, car Dieu en Lui-même ne crée pas. Une telle proposition revient à admettre que Dieu est imparfait qu’il n’est pas plénitude. C’est une théologie imaginative à haute température.

Dieu est plénitude.

Dans la Très Sainte Trinité, il n’est pas question de création intra-divine, mais d’engendrement et de procédé parce que dans la Très Sainte Trinité il y a deux modes. Le premier est la spiration : Dieu le Père contemple d’amour son Fils et Dieu le Fils contemple d’amour son Père, de cette communion d’amour procède l’Esprit Saint qui contemple le Père et le Fils dans une contemplation d’amour et tous les Deux contemplent d’amour l’Esprit Saint. 

Le second mode est celui de la procession : le Père envoie le Fils et, le Père et le Fils envoient l’Esprit Saint sachant que le Père – la Pensée Acte – ne s’envoie pas.

C’est pour ces deux raisons que Dieu ne peut poser un Acte de Création en Lui-même.

Le Logos n’a pas contenu la matière primordiale, dans le cas contraire, il n’y aurait pas eu d’ex nihilo or, cette définition fait partie de notre foi, notre doctrine. Elle interdit de proposer que Dieu ait pu créer en Lui-même. L’Infini ne crée qu’à l’extérieur de Lui.

  •  Considérant que l’espace et le temps sont générés immédiatement à la création de la molécule de gaz d’hydrogène et, que le temps va vers sa fin puisque la création y est ordonnée, on doit admettre que dès l’instant de son existence la création est appelée à une métamorphose. Il y a bien une Intention Ordonnée qui précède l’Acte Créateur de Dieu. Cette intention est : le Fils d’Homme venant sur la nuée :

« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement en Dieu. Tout par lui a été fait, et sans lui n’a été fait rien de ce qui existe. » (Jn, Pr. 1, 1-3)


[1] Mais le facteur dominant demeure la praxis révolutionnaire qui s’auto-active, s’auto-alimente et alimente le cartésianisme, la dialectique et le relativisme.

[2] Nous traiterons de ce sujet quand nous aborderons la création du vivant.

[3] Les présocratique qui posent les fondations de la philosophie en s’appuyant sur l’apport de la mythologie celte.

[4] Grecs : Empédocle, Démocrite, Epicure, et le Romain Lucrèce

[5] Il s’inscrit dans le courant raciste scientifique initié par le Lumières et qui sera la base du nazisme et de tous les racismes actuels.

[6] Jusqu’à peu, nous rejetions cette proposition, mais il semble bien que cet évènement ait eu lieu est, qu’en définitif il n’est pas incompatible avec l’idée d’un Dieu Créateur.

[7] La matière à l’état volatil subit une chaleur intense, elle doit se refroidir pour entamer l’organisation qui lui est imposée par la conjonction de lois subtiles, lois physiques dites lois de création.

[8] Dans l’après soixante-huit, il était habituel de parler de la matière en lui impliquant des désirs, des sentiments ; nous étions dans la bonbonnière du « baba-cool », dans ce dégueulis des affects qui va accélérer la décadence de l’Occident et renforcer le relativisme de l’amour et développer le joint…

[9] La matière ne s’organise quand se refroidissant et, pour s’organiser, il lui faut des informations.

[10] Nous privilégions le terme de Cause Initiale à celle de Cause Première, car les sciences démontrent qu’il y a foison de causes premières puisqu’une cause seconde peut devenir par sa production la cause première de ce qu’elle produit, ainsi la vapeur produit le nuage, vapeur cause première du nuage cause seconde, mais le nuage produit la pluie, il en est donc la cause première et la pluie la cause seconde, mais la pluie produit des inondations, la pluie est la cause première de l’inondation. Dieu étant la cause Première de tout et sa propre cause, il nous semble plus adapté de considérer Dieu comme la Cause Initiale de tout ce qui est puisque c’est Lui qui se trouve à l’initiative de tout ce qui existe.

[11] Hypothèse de travail.

[12] De foi

[13] Il en est de même pour l’abîme, Dieu n’a pas créé l’abîme qui est une cause seconde de la création de la matière, c’est pourquoi il n’est pas possible de retenir l’abîme comme point pour une grille de quadralité.

[14] Nous aurons l’occasion de revenir sur le sujet et de le développer.

#LA CHRONIQUE DE #PIERRE N°150 – #LA VERITE VOUS #DELIVRERA »

« Notre époque a besoin de témoins de la #Vérité et d’Espérance.  Entrer en #résistance spirituelle implique qu’on entre également en résistance intellectuelle, culturelle… » La renonciation du #Pape #Benoît XVI, hormis son caractère illégitime et illicite selon le droit canon a un contenu eschatologique très fort. Elle interroge tous les pouvoirs de la cité et à l’intérieur de #l’Eglise sur les problèmes inhérents à leur légitimité et leur légalité. »

#LA CHRONIQUE DE PIERRE N° 149 #EGLISE & LE #MONDE – LA #CREATION

« la #renonciation du #Pape #Benoît XVI, hormis son caractère #illégitime et illicite selon le droit canon, a un contenu eschatologique très fort. Elle interroge tous les pouvoirs de la cité et à l’intérieur de l’#Eglise sur les problèmes inhérents à leur #légitimité et leur #légalité. »

#LAURENT GBAGBO ACQUITTE de CRIMES CONTRE L’HUMANITE par #CHARLES WASSON

http://www.rfi.fr/afrique/20190115-cote-ivoire-reactions-le-pays-apres-acquittement-laurent-gbagbo

La nouvelle de l’acquittement de l’ex-président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, est d’une grande justice dont les conséquences pourraient peser sur l’avenir judiciaire et politique du Mr Nicolas Sarkozy. En effet, le sort moins tragique de Laurent Gbagbo est similaire à celui réservé au dictateur Kadhafi de Lybie. Dans les deux cas, il fallait interrompre une politique de rupture économique avec l’Occident, c’est-à-dire avec le mondialisme.

La France, sous la mandature du Président Sarkozy, a contribué au renversement de ces deux pouvoirs qui contrariaient les puissances économiques et industrielles mondialistes.

Pour parvenir au renversement de Laurent Gbagbo, les USA envoyèrent des évangélistes infiltrés par des agents de la CIA ayant pour mission la déstabilisation de l’Etat de Côte d’Ivoire. Il y avait une autre raison à cette déstabilisation, la Côte d’Ivoire avait un gouvernement chrétien et, comme pour le Rwanda, il ne doit pas y avoir de gouvernement chrétien bien installé en Afrique, les loges maçonniques ne le tolèrent pas. Elles l’avaient toléré pour Félix Houphouët-Boigny, car il était au Grand-Orient et ce, malgré qu’il fut un grand sorcier et, qu’il n’hésita jamais à sacrifier des nourrissons à des crocodiles sacrés. Il voulait maintenir sa fortune personnelle immense depuis qu’il avait confisqué une mine de diamants à des français d’origine arménienne. Houphouët-Boigny arrosait de son argent sanglant tous les partis de France.

Le président Alassane Ouattara était le candidat idéal pour les loges et les puissances mondialistes d’autant plus rassurant qu’il a épousée une juive issue de familles bien positionnées à l’international.

Mr Sarkozy, pro-USA et serviteur très actif du mondialisme ne pouvait que souhaiter l’accession de son ami Ouattara pour le plus grand malheur des ivoiriens.

Il n’était pas possible d’assassiner Laurent Gbagbo alors il fut décidé de le discréditer, on l’accusa de crimes imaginaires contre l’humanité avec le concours de médias, ces télégraphistes du mondialisme.

Mais voilà que les juges du CPI à La Haye ont considéré la justice avant la politique et, ont acquitté Laurent Gbagbo de crimes dont on avait fabriqué les preuves. Des juges ont résisté aux pressions. Le juge Tuno Tarfusser est un héros tranquille.

Nous ignorons si la plainte contre Mr Sarkozy pour crimes contre l’humanité en Lybie aboutira, mais il serait tout à fait justifié que des plaintes soient déposées contre lui au sujet de la Côte d’Ivoire. Pourquoi y aurait-il des rentes pour des hommes qui ont fait verser le sang afin de satisfaire à des intérêts privés ?

Ce n’est pas la première fois que les juges du CPI acquittent des personnalités politiques d’Afrique comme l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba. On peut comprendre que plusieurs pays d’Afrique et d’Europe aient décidé de se retirer du CPI, car à l’évidence il devient un des instruments par lesquels se règlent des comptes politiques.

Au sujet du renversement du dictateur Kadhafi, il y avait des enjeux économiques et monétaires considérables, puisque le Président libyen envisageait une monnaie commune à tous les Etats d’Afrique avec un talon or, le dinar. L’Afrique sortait de son marasme économique en moins de dix ans. Kadhafi était l’homme à abattre.

Revenons sur les évènements en France, la contestation des Gilets Jaunes ; leur intuition est la bonne, il faut assainir les pouvoirs politiques nationaux et internationaux. C’est le moteur de l’expansion du mouvement à toute l’Europe et dans le continent américain et c’est bien plus qu’un besoin de transparence.

Nous le constatons tous les jours et l’affaire de Laurent Gbagbo nous le confirme, les Etats sont enfermés par des pouvoirs occultes qui n’ont que mépris pour les peuples. Il est temps que Dieu vienne à notre secours et que l’Eglise telle qu’elle fut voulue par le Christ-Jésus retrouve sa puissance d’intercession contre les puissances du mal. Et bientôt le temps du ROI dans la bénédiction du J9.

NOS VŒUX POUR LE MONDE, LA FRANCE, L’EUROPE, L’EGLISE – LA CHRONIQUE DE PIERRE N° 148

« Le chrétien est plus que tout autre au service de la vérité pour la charité. L’histoire démontre la nécessité de dénoncer le mal quand celui-ci touche, blesse, trouble ceux qui n’ont pas les moyens de se défendre et, sont alors l’objets de manipulation. Le chrétien se doit de dire la vérité.  »


« Ceux que le monde a rejetés ; ceux que le monde a méprisé. Je les ai appelés des ténèbres. Ils sont les chevaliers de lumière. Ils sont porteur de la justice et de la Miséricorde. Ils sont la couronne de la pauvreté. Ils sont ma Gloire. » Message reçu dans la nuit de Noël 2018. »