LA VIE de SAINT BLAISE de SÉBASTE – Par Eliane Olibe

LA VIE de SAINT BLAISE de SÉBASTE

par

Eliane Olibé

 

Médecin et évêque, martyrisé sous Lucinius en Arménie en 316.

 Histoire :                                                                                      

D’après les Actes de Saint Blaise, écrits en grec, il aurait étudié la philosophie dans sa jeunesse et choisit d’être médecin à  SÉBASTE en ARMÉNIE, sa ville natale. Il exerçait son art avec une capacité extraordinaire, et de la pitié.

A la mort de l’évêque, c’est par acclamation que tout le peuple le désigna comme successeur. Sa sainteté se manifesta rapidement par une foule de miracles :

–                Les gens venaient à lui pour soigner leur âme et leur corps.

–                Les animaux sauvages eux-mêmes venaient en troupeaux pour recevoir sa bénédiction.

D’après La Légende Dorée, Blaise alors évêque de Sébaste, pour échapper aux persécutions de Dioclétien, gagna une caverne où il vécut en ermite. Les oiseaux lui apportaient sa subsistance, et les animaux s’assemblaient autour de lui pour recevoir sa bénédiction ou pour être guéris lorsqu’ils étaient malades. Lors d’une partie de chasse, les soldats du gouverneur local tomberont sur cette grotte, et virent la foule des animaux autour de Blaise, mais ils n’en purent capturer aucun. Il obtint d’un loup, qu’il restituât un pourceau qu’il avait ravi à une pauvre veuve qui, par reconnaissance, le visita en prison lui apportant du pain et la tête de son pourceau, ainsi qu’une chandelle : ceci explique l’utilisation de chandelles dans le culte du saint.

En 316, Agricola, gouverneur de Cappadoce et de Petite Arménie, arriva à Sébaste sur ordre de l’empereur Licinius pour mettre à mort les chrétiens, il fit arrêter l’évêque. Alors qu’on le menait en prison, une mère mit à ses pieds son fils unique, qui était en train de mourir par étouffement d’une arrête qu’il avait avalée ; et l’enfant fut immédiatement guéri. Le gouverneur, incapable d’obtenir de Blaise son abjuration, le fit battre, déchirer sa chair avec des peignes en fer, puis ordonna qu’on le jetât dans l’étang,  Blaise fit un signe de croix, et la surface de l’étang devint solide, c’est alors que le gouverneur ordonna de le décapiter.

Lors de sa mort, le saint demanda à Dieu que quiconque l’invoquerait pour un mal de gorge ou une autre maladie fut exaucé, et cela lui fut accordé.

Iconographie :

Dans l’iconographie, on montre souvent Blaise avec les instruments de son martyre : les peignes de fer. La ressemblance de ces instruments de torture avec les peignes de laine a fait adopter le saint comme patron des cardeurs de laine en particulier et du commerce de la laine en général. Il peut aussi être représenté avec des bougies qui sont utilisées pour la bénédiction des gorges pendant le jour de sa fête qui tombe dans l’Eglise Occidentale le 3 février.

Le 3 février, fête du saint, il est de tradition en Italie septentrionale de manger un morceau de panettone[1] conservé depuis Noël, dans le but de protéger la gorge de tout mal.

Saint Blaise réputé pour avoir soigné les maux de gorge, est vénéré dans divers lieux de Normandie, où la coutume veut que l’on allume deux cierges bénits croisés sur la gorge du fidèle qui prie pour sa guérison.

L’église saint Eucaise à Metz (quartier Outre Seille) est chaque année le cadre du traditionnel pèlerinage de la Saint Blaise. Près de 4000 personnes y assistent, venant vénérer les reliques de Saint Blaise ; sorties exceptionnellement le jour de la fête de son martyr.

Plus de 10 000 petits pains briochés garnis de picots évoquant le martyre du saint sont bénits. Ces petits pains bénits sont réputés guérir ou protéger des maux de gorge.

Culte :

Son culte s’est étendu en Europe aux XIème et XIIème siècles. Effectivement, le concile d’Oxford de 1222 a défendu tout travail le jour de sa fête.

En Italie, il est connu sous le nom de San Baggio.

Dans les pays de langue espagnole, on le connaît sous le nom de San Blas.

Le culte de Saint Blaise est aussi pratiqué tous les ans en février dans le village de Thoard, dans les Alpes de Haute Provence dont il est le saint patron.

On croit, selon la tradition, que saint Blaise intercède dans les cas de maladies de la gorge, surtout quand les arrêtes de poisson y sont enfoncées.

La première référence que nous avons de lui figure dans les écrits d’Aetius Amidéus, qui invoque d’ailleurs son aide dans le traitement des objets enfoncés dans la gorge.

Au XIIème siècle, Jean Beleth indique que Blaise est invoqué pour les maux de dents et pour les maladies des animaux.

Blaise est le saint patron de la ville de Dubrovnick (connue sous le nom Sveti Vlaho) : on croit qu’il est apparut dans les airs en 971 afin de prévenir les habitants d’une attaque imminente des Vénitiens.

En Russie, sous le nom de saint Vlasij, il est le saint patron des troupeaux.

Il est le saint patron des :

Animaux, cardeurs, menuisiers, meuniers, tailleurs d’habits, tisserands

Saint Thaumaturge :

Reconnaissable aux deux cigares croisés qu’il tient en main ; on l’invoque contre les affections de gorge.

Dicton :

Si le jour de Saint Blaise est serein, beau temps pour le grain.


[1] Gâteau aux raisins et autres fruits secs d’Italie du Nord.

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